Hotel Le Cilaos
Nous avons aimé que le seul quatre-étoiles du cirque ne joue pas au palace de...
On arrive à Cilaos par une route qui s'enroule dans le rempart, et c'est la première chose que dit ce village : il se mérite. À 1 200 mètres d'altitude, au fond du cirque inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, la rue du Père Boiteau tient lieu de colonne vertébrale, piétonne, bordée de commerces et de tables. L'Hôtel du Cirque y occupe une maison à façade rouge et balustres blancs, jardinières comprises, que l'on repère avant même d'avoir cherché l'enseigne. Douze chambres, une terrasse, une vue sur les remparts : l'échelle est celle d'une maison, pas celle d'un établissement de passage.
Parce qu'à Cilaos l'emplacement fait tout, et que celui-ci est le meilleur possible : au milieu du village, à pied de tout, sans avoir à ressortir la voiture après une journée de marche. Parce que douze chambres, c'est la garantie d'être reçu plutôt qu'enregistré. Et parce que la maison assume un parti pris décoratif, jusqu'à une chambre qui joue franchement la carte du cirque, là où l'offre locale se contente souvent du fonctionnel. La terrasse du petit-déjeuner, ouverte sur les remparts, finit de convaincre : c'est le premier plan du séjour, chaque matin.
Cilaos est un cirque, c'est-à-dire un cul-de-sac grandiose : tout se joue dans un rayon de quelques centaines de mètres autour de la rue du Père Boiteau. De l'hôtel, on rejoint à pied les thermes, le chai où se vinifie le vignoble d'altitude de l'île, les boutiques de broderie et les tables qui servent les lentilles du pays. Les départs de randonnée sont à la sortie du village : la Roche Merveilleuse pour une mise en jambes, le Piton des Neiges pour la nuit en gîte et le lever de soleil au sommet, les sentiers vers Mafate pour les marcheurs aguerris. Le littoral sud est à une heure de lacets. Ceux que la route inquiète s'en souviendront : ici, on monte une fois et on reste.
Prix : €€
Ambiance : montagne, village piéton, couleurs franches
Chambres : 12 au total, dont 4 triples et une familiale
Idéal pour : les randonneurs, les familles, les curistes des thermes
Ce que nous préférons ici : la terrasse du petit-déjeuner, ouverte sur les remparts du cirque
Table : petit-déjeuner servi en terrasse, les tables créoles du village à quelques pas
Services : terrasse panoramique, chambres familiales, ascenseur, ménage quotidien
À proximité : thermes de Cilaos, chai de Cilaos, Roche Merveilleuse, sentier du Piton des Neiges
Sept doubles, quatre triples, une familiale : la répartition dit à qui s'adresse la maison. À Cilaos, on voyage rarement seul, et la troisième place couchée règle le cas du groupe de marcheurs comme celui de l'enfant. Les volumes sont clairs, la décoration contemporaine, avec des aplats de couleur qui rompent avec le beige d'usage. L'ascenseur, rare dans un bâti de village, épargne les étages aux jambes fatiguées. On est ici dans le confort utile : ce qu'il faut pour repartir marcher le lendemain, pas un cocon dont on ne sortirait plus.
Le petit-déjeuner se prend dehors, sous les parasols, face au cirque. C'est le moment que la maison soigne, et c'est aussi le seul repas qu'elle sert : pour le reste, la rue du Père Boiteau fait office de salle à manger, avec ses restaurants créoles, ses lentilles et le vin du chai voisin. Cette économie a du bon : on dîne au village, on rentre à pied, on se couche tôt, ce qui est exactement le programme quand le réveil est prévu avant l'aube.
L'arrivée se fait l'après-midi, à partir de 14h30, et le départ avant dix heures : des horaires de montagne, calés sur les journées de marche. Les animaux ne sont pas acceptés et l'établissement n'est pas aménagé pour les personnes à mobilité réduite. Reste l'altitude, qu'on oublie souvent en venant du littoral : à 1 200 mètres, les soirées sont fraîches toute l'année et les nuages montent volontiers l'après-midi. On prévoit une polaire, et on programme les points de vue en début de journée.
Nous avons aimé que le seul quatre-étoiles du cirque ne joue pas au palace de...
Ce qui nous plaît dans cette maison, c'est qu'elle a gardé l'allure d'un domaine familial...
Ce qui nous a séduits dans cette maison, c'est qu'elle joue la montagne sans complexe...